sept 30

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Le Centre écologique international Aurovillage commence à prendre forme. Le plan, encore provisoire - il sera finalisé avec de petites corrections en novembre - donne déjà une idée de l’ensemble, et s’appuie sur une partie déjà réalisée comme le centre de santé, la paillotte, le siège, les grandes voies, l’aire de compostage, l’annexe du Centre Agro, les haies et les plantations, les tracés des constructions principales à venir… Nous devons ce travail remarquable à Mahamadi Compaoré. L’échelle est de 1/2000 ème.

En 2012 une extension sera apportée au Nord qui permettra d’augmenter la surface du parc botanique. Une autre, importante sera apportée vers l’Est qui sera développée en agro-foresterie, en culture de moringas, de cactus, d’acacias producteurs de gomme arabique et donnera lieu à la création d’une grande mare articielle (bouli).

Quels clés de lecture du plan :

- Les voies font 4 mètres de large, sauf les petites qui ont 3 m. Elles sont presque toutes bordées de neems et de flamboyants qui ont été plantés cette année.
- La forêt de baobabs est constituée d’une centaine de baobabs.
- Le campement des séjours solidaires est circulaire, constitué de 6 grandes cases, de toilettes sèches et d’une grande paillote centrale pour permettre aux volontaires et amis de se retrouver tranquille.
- Le parc botanique occupe une surface importante au Nord, à l’Ouest et au dessus du terrain de sport. Il a été commencé l’an dernier avec des neems, des kapokiers pour l’encadrement général. Cette année un renforcement a été apporté en Kapokiers, Caycedras, Nérés. L’année prochaine d’importantes autres plantations finaliseront le parc.
- La cuisine près de la paillote sera la cuisine centrale solaire et sera construite cet hiver. Elle fournira la restauration pour tout le site.
- Le terrain de sport sera consacré au volet, mais aussi à la lutte traditionnelle et à la …pétanque !
- Le Centre Technique s’occupera des expérimentations et de l’autonomie énergétique du Centre - biogaz, biocarburant, solaire, mais aussi des innovations en transport, en techniques de séchage, etc…
- Une centaine d’andropogon ont été plantés autour de l’aire de compostage qui approvisionneront en pailles nécessaires pour les toits de cases.
- De nombreux fruitiers : manguiers, pomme-cannelles, jujubiers,  goyaviers ont été plantés dans la zone des jardins.

sept 21

De nouveaux produits sortent de l’Unité de tofu de l’Orange Bleue Afrique à Ouagadougou. En plus du tofu nature, du tofu frit, le lait de soja en emballage sous vide et les yaourt viennent élargir la gamme des produits.

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La gamme fièrement présentée par Smaïla et Florence de l’équipe de production !

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Lait de soja

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Les yaourts

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A Nouna les producteurs de soja sont satisfait de leurs champs. La campagne de production est bonne. Ici le champs du président du groupement de Konkuy-koro. C’est un plaisir de voir cette corrélation qui se met en place entre production dans la Kossi, transformation à Ouagadougou et commercialisation au niveau national !

sept 8

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L’Orange Bleue Afrique, à la demande de nombreux amis et visiteurs, met en place un réseau de parrainage des écoliers des 9 villages partenaires dans le cadre de la mise en place des écoles écologiques BIOASIS. Coordonné par Hélène Potier en France et Souleymane Sawadogo au Burkina Faso, le réseau permet de parrainer des enfants démunis avec 15€ par mois. Toute l’opération est décrite sur le site en cours de finalisation : Enfanterre Sahel

sept 2

A partir de décembre 2011 et janvier 2012 d’importants chantiers de construction vont être engagés sur le Centre Ecologique International.

Pour ce faire l’Orange Bleue Afrique va acquérir une presse à brique. Seront ainsi construits en briques de terre compressée : le centre agro-écologique, le centre artisanal, le campement de séjours solidaires, le jardin d’enfants, la maison du directeur du centre, sans oublier le centre artistique, la cuisine centrale et un amphithéatre pour les futurs festivals !

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août 26

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Le mouvement Sénéwé, en cours de création, est un mouvement d’éducation populaire. Sa mission sera de susciter une forte mobilisation sociale et culturelle autour de la Renaissance, de l’Unité et de la Dignité africaine. Mais, il ne s’agira pas, comme trop souvent, d’une mobilisation intellectuelle sans prise sur le réel. Ni d’un mouvement ethnicisé ou racialiste.

Le Mouvement Sénéwé mettra toujours en résonnance l’Unité africaine dans le respect de ses couleurs et sa diversité. Mais aussi en posant au coeur de l’Unité Africaine le message d’Unité Humaine et de co-création d’un futur dont chacun, quelque soit son statut, peut être l’acteur éminent.

Le Mouvement Sénéwé développera, à travers la co-contruction partagée d’un autre futur pour l’Afrique, des outils, des stratégies, des synergies créatrices, des solutions économiques concrètes et appropriables par tous. Il mettra en oeuvre, avec des jeunes, des femmes et des hommes de bonne volonté, une dynamique forte de TRANSFORM’ACTION personnelle et collective, pleines d’intiatives, de créativité et orientées vers le changement social.

Dans quelques jours les premiers éléments descriptif du Mouvement Sénéwé seront présentés et résumés sur ce blog, et développés dans un autre à venir.

août 11

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août 8

S’engager au Maghreb est un rêve que nous portons depuis de nombreuses années.

Intercultures et liens Sahel-Maghreb
Les liens Sahel-Maghreb sont pour nous des liens d’avenir et des lignes traversées de sens et d’histoire comme celles de l’euro-méditerrannée. Faire le lien entre le Maroc et l’Afrique sub-saharienne/sahélienne est une urgence à nos yeux. Les flux migratoires clandestins stigmatisent la présence des sahéliens au Maghreb. Il est important de revisiter et renouveler cette rencontre autour des liens interculturels, de l’histoire et des solidarités autour des questions de développement. Par ailleurs l’Orange Bleue a des liens privilégiés en Mauritanie, connue comme passerelle et terre de transition Sahel-Maghreb.

Nous envisageons donc la Création d’un Centre à Essaouira autour de ces confluences sub-sahariennes, élargies aux confluences euro-méditéranéennes et orientales.  Essaouira est une ville intéressante avec son festival Gnaoua, mais aussi par la richesse culturelle et inter-religieuse de l’ancienne Mogador.

Sécurité alimentaire - Agroécologie
L’Orange Bleue Afrique a développé une expertise dans l’accompagnement au montage de filières bio et équitables du producteur aux rayons de boutiques et supermarchés bio européens. L’Orange Bleue Maghreb pourra valoriser ce savoir-faire.  Des formations et des accompagnement dans ce sens pourront être apportés à des groupements ou des organisations locales assortis de formation en agro-écologie et en permaculture.

- Créer en Algérie et au Maroc des filières de production locale de soja et mettre en place des unités de fabrication et de commercialisation de tofu… pour rendre accessible cette protéine végétale au plus grand nombre à l’heure où le changement climatique impose des orientations agricoles plus écologiques, où les prix des matières premières flambent et où la lutte contre la vie chère tenaille au jour le jour le quotidien des plus pauvres.

Patrimoine Amazigh
- Création d’un Centre du Patrimoine Berbère/Amazigh dans le cadre d’un Centre écologique au coeur du Souss. Appui aux écoles, soutien aux dynamiques de développement local.

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Pour accompagner cette émergence le site internet de l’Orange Bleue Maghreb va voir prochainement le jour.

mai 25

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Enfin on commence à voir poindre à l’horizon le nouveau système d’échanges et sa nouvelle monnaie communautaire africaine ! 14 ans après mon initiative au Sénégal ! C’est donc au Burkina Faso, en pleine liberté, en ne dépendant d’aucune structure autre que celle que nous avons créé, l’Orange Bleue Afrique, qu’elle sera lancée! Avec un groupement de 450 producteurs et plusieurs groupements féminins de la région de la Kossi. Tous enthousiastes et impatients de tenter cette nouvelle aventure !

Une bonne partie de cette journée a été consacrée à concevoir les nouveaux bons BARA sur Publisher ! Nous avons récupéré les échantillons à Castres, et nous nous réjouissons d’avance de présenter dans quelques semaines leur nouvel outil d’échanges communautaires à nos collègues du Burkina Faso ! Sur papier cartonné et plastifié !

BARA signifie TRAVAIL en Dioula. C’est lors d’un brainstorming avec les paysans lors d’une formation au micro-crédit que nous avons choisi le terme BARA comme nom de la monnaie locale. Ceux qui veulent suivre de près cette expérience peuvent se rendre sur le blog : Sec.lorangebleue.org


mai 25

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Relancer les échanges et l’économie locale, redonner à tous les moyens de participer au développement..Tout en économisant ses francs CFA,  c’est possible !

A l’heure où le système bancaire mondial a montré ses limites, où les logiques de dépendance économiques et financières précarisent encore plus les populations africaines, il est temps de sortir des discours dénonciateurs, des analyses théoriques critiques pour trouver des solutions concrètes et applicables sur le terrain.

Il est vital de remettre à jour des expérimentations qui peuvent redynamiser et autonomiser les économies locales. La création des monnaies associatives complémentaires, à valeur d’usage, gérées directement et localement par les communautés peut constituer un levier de mobilisation, là ou l’argent est absent, là ou la pauvreté est la plus crue : là ou même le micro-crédit reste inaccessible.

Le Système local d’échanges communautaires peut revitaliser des villages, transformer des quartiers, permettre la création d’universités populaires, dynamiser les échanges économiques, et constituer un tremplin vers les autres dispositifs qu’il ne remplace pas : micro-crédit et autres financements conventionnels.

Les systèmes locaux d’échanges communautaires compensent avec un mécanisme simple la sous-liquidité monétaire dramatique des économies africaines. A ce titre, ils peuvent constituer une alternative dynamique et locale à la dépendance et la paupérisation galopante.

Les constats

On est étonné de découvrir, jusqu’au coeur de la brousse la plus éloignée, dans des environnements encore traditionnels, la tyrannie extraordinaire du billet de banque. Ici plus qu’ailleurs, celle-ci se fait sentir au quotidien. L’épine de son manque torture cruellement des millions de familles, qui n’ont ni caisse d’allocation familiale, ni sécurité sociale, ni allocation chômage, ni retraite.

Pourtant ces familles doivent scolariser des  enfants, se soigner, acheter des aliments,  alimenter la mobylette en carburant, payer les loyers. Il faut avoir vécu au jour le jour le quotidien des modestes familles africaines pour comprendre leurs difficultés et la prodigieuse ingéniosité qu’elles doivent déployer pour maintenir la tête hors de l’eau. Le plus souvent elles survivent grâce à des chaînes informelles de crédits/dettes qui n’en finissent plus. Cette situation fait la prospérité des usuriers, et la désespérance des populations paupérisées.

On ne peut manquer par ailleurs d’être surpris par les milliers de jeunes désabusés qui se retrouvent à partager le thé des journées entières, et qui se plaignent d’être “sans moyens”. Tandis qu’autour d’eux et dans leur quartier tout est à faire : nettoyage des rues, remblayage, assainissement, constructions communautaires, jardins, reboisement…

Quels leviers d’action ?

Qu’avons-nous à proposer à ces jeunes ? Se mobiliser bénévolement ? Obtenir un petit fond local auprès d’une ONG, lequel fond suffira à peine à répondre aux dépenses de base du projet ?

Les solutions existantes semblent toujours dépendantes de moyens financiers externes. Toujours la tyrannie du billet de banque ! Même les organisations militantes, les ONG et les associations engagées pour la souveraineté africaine fonctionnent, quoiqu’elles disent,  et en dépit de ce qu’elles disent, sur des financements extérieurs. S’appuyant sur des réseaux de notables et de pairs, elles déploient ainsi des stratégies d’accaparement des financements, qu’elles redistribuent parcimonieusement aux populations.

Il apparaît important d’inventer AUTRE CHOSE. De mettre à jour des leviers d’action qui permettent de mobiliser  la force, la bonne volonté, l’énergie, les compétences de populations acculées à la résignation par défaut d’argent. Tout ce potentiel reste en friche, et c’est un scandale.

Agir autrement

C’est ce constat, qui en 1997, m’a inspiré l’idée de tenter une expérimentation originale. J’ai été très engagé dans l’administration de plusieurs systèmes SELs en France au début des années 1990. J’ai eu la chance de rencontrer l’infatigable Michel Tavernier, qui, à un âge avancé, militait avec enthousiasme pour l’appropriation par tous de systèmes monétaires alternatifs.

J’ai travaillé ensuite avec l’économiste Philippe Engelhard et le sociologue sénégalais Emmanuel Ndione pour affiner les idées et les adapter au contexte africain. Nous avons pu rencontrer Jean Képaou, un innovateur social camerounais, qui avait engagé des actions de création d’une monnaie locale coopérative dans son pays au début des années 90.

Nous nous sommes appuyés aussi sur les exemples de monnaies communautaires locales anglo-saxonnes, en particulier les expériences de Michael Linton. Enfin nous avons lancé l’expérimentation avec un groupement de femmes engagées au sein du Réseau des caisses d’Epargne et de Crédit de l’organisation Enda Graf. Celles-ci se sont montrées très réceptives, et ont partagé une dynamique de recherche-action collective originale.

En quelques mois l’initiative s’est enrichie de plusieurs centaines de membres. Elle a donné lieu à des marchés réguliers, des échanges actifs et des formations. L’expérimentation a été un succès, mais n’a pu être consolidée faute de moyens.

Trouver les financements pour une telle initiative relève de l’exploit, d’autant que ceux qui pourraient être les plus ouverts à ce type d’action, et qui dénoncent à tour de livres et de discours l’économisme dominant, sont souvent les plus frileux dès qu’il s’agit de penser autrement et concrètement les rapports à l’argent. Accaparés eux-mêmes par l’esprit d’accumulation et illusionnés par la rhétorique, ils sont rétifs à un changement réel de paradigme, et ne peuvent se départir du tropisme commun qui cautionne le pouvoir arbitraire de la finance.

Après quelques années, et la création de l’Orange Bleue Afrique, j’ai décidé de remettre ce chantier à jour. De plus la crise financière, économique, et sociale confirme l’intérêt et la pertinence de tels systèmes. Plus que jamais les populations ont besoin de leviers, de moyens, qui leur permettent de produire de la richesse locale. Hors les moyens sont là, en chacun et en tous. Ces populations disposent de trois éléments extraordinaires : le besoin, l’énergie et le temps. Il suffit d’adjoindre un activateur : c’est le rôle du système des échanges communautaires.

L’expérimentation va commencer en Novembre 2010. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

Hassan ASLAFY

mai 19

ensemble

Anne Laure CHAVENT vient de nous faire parvenir les premiers échantillons des ouvrages
produits par les femmes et les griots tisserands de ST Jean et Nouna;

ceinture
Ceinture

sac

Sac

trousse
Trousse

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